Chronique

Sorcière? Non. Sauvage? Oui!

Les autochtones disaient ''Oui! Les plantes comestibles apportées par les blancs! Bien sûr! Nous les connaissons!'' Quand ils sont arrivés d'Europe, sans le savoir les Européens ont contribué à la prolifération de ces plantes dont les semences s'étaient accrochées aux bottes, aux vêtements, etc. Elles ont donc proliféré en abondance, si bien que nous avons tendance à les qualifier de mauvaises herbes... sauvages dans leur habitat naturel.

L'aventure de la discothèque Isaza Bar Latin

De nouveaux restaurants et des bars que je fréquentais : Les lilas et la Cuisse de V'lours. La propriétaire Nathalie Boivin-Cocque, une vrai « bleuet » du Saguenay Lac St-Jean y préparait les meilleures salades maisons du nom de Chicoutimi, Alma et Roberval. Je lui ai confié mon intérêt d'ouvrir aussi un restaurant, ce qu'elle me déconseilla. Cependant, elle me mit en relation avec des amis qui désiraient se départir d'un bar sur l'Avenue du Parc.

Le goût de me déposer

De retour à la rue de l'Épée, j'ai appris que le triplex que j'habitais avait été vendu à trois couples. Ils occupaient déjà le rez-de-chaussée. L'année suivante, le deuxième couple allait prendre le deuxième étage et enfin le mien. Il me restait une année pour me trouver un nouveau logis. Ayant beaucoup déménagé durant mes études à Québec, tout comme à Montréal, les 8 ans au 671 rue de l'Épée m'ont donné le goût de me déposer. Avoir vu la pauvreté de près dans mon voyage, m'incita peut-être à devenir propriétaire.

Ma quille

Elle ne change pas de forme, mais elle présente plusieurs faces, donc plusieurs angles, au gré de ma fantaisie. Au bord des larmes, je reprends les rames et je corrige vite la direction puis... je laisse couler. Je prends le temps qu'il faut. D'accord pour descendre au fond du puits lorsque nécessaire, voir s'il est à sec. Mais, sans la garantie de retrouver le bout de la corde permettant de remonter avant de manquer d'air, vaut mieux éviter la descente aux enfers...

Exercice de mémoire

Éventuellement, on pourrait déposer ainsi les expériences d'une vie entière sur papier ou autrement, sur une toile, une scène de théâtre, une portée musicale, une carrière en enseignement, etc. Que sais-je? Or, il se trouve que l'existence, à travers tous les événements vécus, impose ses interférences à notre mémoire par le foisonnement d'images, d'études, de réflexions, de lectures, de pratiques régulières, de deuils, de naissances, de ruptures, de tranches de vie, d'étapes cruciales, de choix déterminants, voire d’épiphanies.

C'est le Pérou!

À Sallana et Piura, là j'ai vu un arbre à saucisse de Bologne et un comptoir isolé où l'on nous servait la meilleure crème glacé faite de lait de chèvre. Nous faisons un détour pour voir Cajamarca lieu historique où l'Incas perdit son empire. Lima la capitale avec son quartier chinois où je découvre aussi un restaurant français; il faut le dire je suis la guide gastronomique du groupe. À quelques kilomètres de la mer, où nous avons faillit perdre un des enfants, Pierro, emporté dans un ressac.

La fin de la lecture papier?

Oui, bien sûr, les technologies présentent des avantages certains; apprécions-les grâce à leurs multiples applications possibles mais soyons réalistes quant à leurs réelles intentions, souvent mercantiles. Ces découvertes consomment, elles aussi, des énergies dont l'éventuelle absence-panne-extinction nous laisserait pantois de réalisme quant à notre dépendance...